ORTHOPHONISTE


 

 

 

ORTHOPHONISTE

 

 

 

L'orthophoniste est un professionnel du secteur paramédical qui travaille en collaboration avec des médecins, des psychologues et des psychomotriciens qui lui confient des patients, enfants ou adultes.

 

Il est le rééducateur des troubles de la parole et du langage.

 

 

 

Il exerce le plus souvent auprès des enfants (80% de ses patients) pour des retards d’acquisition, des défauts de prononciation ou des bégaiements. L’orthophoniste intervient aussi auprès d’adultes, le plus souvent pour traiter les problèmes liés à une déficience ou un traumatisme. Lors des séances, il rééduque par le biais d’exercices ludiques et techniques.

 

 

 

MISSION DU MÉTIER :

 

 

 

L'orthophoniste exerce principalement auprès des enfants qui ont des problèmes d'acquisition du langage ou de prononciation, mais également auprès des adultes qu'il traite généralement pour des troubles de la voix, de la parole ou du langage relatifs à un traumatisme ou à une déficience. L'orthophoniste est alors un rééducateur de la parole et du langage qui fait partie intégrante du monde médical. 

Rôle de l'orthophoniste : 

L'orthophoniste a un rôle capital dans le traitement des problèmes de locution de ses patients. Ainsi, il doit : 

• Dépister les problèmes de ses patients enfants ou adultes afin de les traiter au plus vite,
• Etablir un bilan orthophonique de son patient lors de sa première visite et transmettre les observations et conclusions qu'il a faites au médecin de celui-ci,
• Définir les troubles dont souffre son patient. Il peut s'agir de trouble de la voix, de la parole, de la respiration, de la déglutition, de défauts de prononciation, de difficultés pour écrire ou pour calculer ou encore de pertes de parole suite notamment à une opération ou à un accident. 
• Rééduquer son patient grâce à des exercices adaptés à son cas. Il doit alors concevoir des programmes de rééducation et se charge de les mettre en application pour traiter son patient. 
• Conseiller et informer ses patients et un public plus large à travers des campagnes de prévention

 

 

 

Par exemple :

 

 

 

Fiche Métier : comment devenir Orthophoniste

 

 

 

QUALITÉS REQUISES

 

 

 

Pour exercer le métier d'orthophoniste, il faut avoir le sens du contact tant avec les adultes qu'avec les enfants. L'orthophoniste doit avoir un mental équilibré pour pouvoir faire face aux nombreuses pathologies qu'il est amené à rencontrer au cours de sa carrière. Il doit savoir faire preuve d'une patience inébranlable car la rééducation d'un patient peut s'avérer longue et difficile et ses patients peuvent se montrer peu coopératifs. L'orthophoniste doit également avoir des connaissances dans de nombreux domaines comme la psychologie, le dessin, la musique, l'orthographe.

 

Salaires

 

Environ 1 600 € brut par mois pour un orthophoniste salarié en début de carrière.

 

Les honoraires des orthophonistes en libéral sont fixés par convention entre les caisses d’assurance-maladie et la profession. Revenu mensuel moyen : 2 300 €.

 

 

 

 

 

Formation :

 

 

 

le certificat de capacité d’orthophoniste se prépare en cinq ans (il est reconnu au niveau master 2) dans l'une des 18 écoles spécialisées rattachée à des universités.

 

(à AmiensBesançonBordeauxCaenLilleLimogesLyonMarseilleMontpellierNantesNiceParisPoitiersRouenStrasbourgToulouseTours et Vandœuvre-lès-Nancy). Le recrutement sur concours est sélectif mais ouvert aux littéraires. Pour l'année 2015-2016, le "numerus clausus", qui limite le nombre d'étudiants admis en première année, était fixé à 819. 

 

 

 

CARRIÈRE / POSSIBILITÉ D’ÉVOLUTION :

 

 

 

Obtenir un emploi à l'issue de sa formation est assez aisé pour un jeune orthophoniste qui peut travailler au sein d'un hôpital ou posséder son propre cabinet et ainsi s'installer en tant que professionnel libéral. 
Après plusieurs années d'expérience au sein d'un hôpital, l'orthophoniste peut préparer le diplôme de cadre de santé afin d'occuper à terme un emploi d'encadrement ou de formateur. 

 

 

 

SITUATION DU MÉTIER


 

L'orthophoniste peut exercer à l'hôpital dans différents services comme la neurologie, la pédiatrie, l'ORL, la gériatrie.  Dans ce cas, l'orthophoniste débutant gagne environ 1600. Brut par mois. Toutefois, près de 80 % des orthophonistes exercent en libéral et possèdent leur propre cabinet. Leurs honoraires sont alors fixés par convention et dépendent du nombre de clients qu'ils ont en consultation. Un orthophoniste fraîchement diplômé trouve facilement un emploi en hôpital. Lorsqu'il choisit de s'installer à son compte, l'orthophoniste doit prendre garde au lieu où il souhaite s'installer afin de s'assurer une clientèle fidèle. En effet, la répartition géographique des orthophonistes est inégale en France : de nombreuses villes manquent donc cruellement de ces professionnels.


 

 

Préparer votre installation

 

 

 

Préparer son installation en secteur libéral passe par la définition d'un projet d'exercice professionnel. Informez-vous sur les différents avantages et formes juridiques que recouvre un exercice professionnel collectif. De nouvelles formules, comme la maison médicalisée ou le transfert de compétences, vous permettent également de nouvelles pratiques. Certains dispositifs d'aides sont également en cours d'expérimentation pour mieux répartir l'installation des professionnels de santé sur le territoire.

 

 

Exercer seul ou en groupe

 

Une fois le lieu de votre installation choisi, posez-vous la question du mode d'exercice que vous souhaitez avoir. Vous pouvez en effet choisir d'exercer seul ou à plusieurs.

 

 

 

Exercer seul

 


Vous allez ouvrir un cabinet individuel qui peut prendre la forme d'une reprise de clientèle, ou d'une création.

 

 

Exercer à plusieurs

 


Ce mode d'exercice a plusieurs avantages, dont la mise en commun des moyens (équipement informatique, personnels, locaux, etc.) et le partage des coûts de fonctionnement avec la possibilité d'investir et de rentabiliser vos équipements. Il offre aussi davantage de confort ou de souplesse en matière de conditions de travail ou de revenus.

 

L'exercice collectif peut prendre différentes formes juridiques :

 

  • Les sociétés de moyen (SCM) ou les groupements d'intérêt économique (GIE) permettent la mise en commun du matériel, des locaux professionnels et du personnel ;
  • Les sociétés d'exercice ou groupements d'exercice mettent en commun les moyens et parfois aussi les fichiers de clientèles, voire les honoraires ;
  • Les sociétés de personnes prennent la forme de convention d'exercice conjoint, de sociétés en participation d'exercice libéral ou de sociétés civiles professionnelles (SCP) ;
  • Les sociétés de capitaux, comme la société d'exercice libéral (SEL), permettent de disposer de capitaux tout en ayant un statut social de salarié ;
  • Le contrat de collaboration libéral vous permet de vous adjoindre à un autre auxiliaire médical ou médecin sans lien de subordination.

 

 

Formules d'exercice innovantes

 

Pour faire face à une répartition inégale de l'offre de soins sur le territoire français et garantir la qualité de soins pour tous, de nouvelles formules d'exercice sont en cours de mise en place.

La délégation de tâches, ou le transfert de compétences, est actuellement en cours d'expérimentation. Cette formule vous permet de collaborer avec un médecin exerçant en libéral, ou avec d'autres professionnels de santé (médicaux ou paramédicaux) au sein d'un cabinet ou d'une maison médicale.

Les maison médicales ou maisons de santé regroupent différents professionnels de santé et permettent la mise en commun des moyens. Elles améliorent aussi et surtout vos conditions d'exercice et garantissent la coordination, la qualité et la continuité des soins de proximité.

 

Les types d'aides proposées

 

Vous pouvez prétendre à différents types d'aides en fonction des zones dans lesquelles vous vous installez ou du mode d'exercice que vous choisissez.

Le Fonds d'intervention pour la qualité et la coordination des soins (FIQCS)
L'objet du FIQCS est l'amélioration de l'efficacité de la politique de coordination des soins, et le décloisonnement du système de santé.
Il finance notamment de nouveaux modes d'exercice et de réseaux de santé, les actions ou structures visant au maintien de l'activité et installation en zone déficitaire ou encore les actions favorisant exercice pluridisciplinaire et regroupé des professionnels de santé.

Le dispositif d'aide de l'Etat et des collectivités territoriales : dans le cadre de la loi relative au développement des territoires ruraux, des aides de l'Etat ou des collectivités territoriales sont prévues pour favoriser ou maintenir l'installation de professionnels de santé dans des zones où est constaté un déficit de soins. La nature de ces aides n'est pas encore toutefois définie.

 

 

 

Vos démarches

 

 

 

L'enregistrement auprès de la DTARS

 

Rendez-vous à la délégation territoriale de l'agence régionale de santé (DTARS) de votre lieu d'exercice pour faire enregistrer votre certificat de capacité.
Vous disposez d'un mois après votre installation pour effectuer cet enregistrement. Cependant, vos feuilles de soins et votre carte de professionnel de santé (CPS) ne pourront vous être délivrées que lorsque vous l'aurez accompli. Pensez donc à contacter la DTARS le plus tôt possible.

Cette démarche vous permettra d'obtenir votre carte CPS ainsi que votre fiche ADELI.
ADELI est un système d'information national sur les professionnels de santé. Il contient des informations sur votre état-civil, votre situation professionnelle et vos activités exercées.
Un numéro ADELI vous est attribué et figure sur votre carte CPS. Il sera également inscrit sur toutes vos feuilles de soins.

Pour faire votre demande, vous devez vous munir des documents suivants :

 

  • L’original de votre certificat de capacité ;
  • Votre pièce d'identité.

 

Attention : vous ne pouvez en aucun cas vous inscrire dans 2 départements ou plus, simultanément.

 

 

L'enregistrement auprès de l'Assurance Maladie

 

Une fois cette démarche préalable accomplie, adressez-vous au service des relations avec les professions de santé de la caisse d'Assurance Maladie de votre lieu d'exercice.
Vous devez l'informer de votre installation pour qu'elle procède à votre enregistrement et à votre affiliation auprès d'elle.

 

Vous devez vous munir des documents suivants :

 

  • La copie de votre certificat de capacité ;
  • Votre fiche ADELI ;
  • Votre formulaire de demande de carte CPS ;
  • Un relevé d'identité bancaire, postal ou d'épargne (RIB ou RIP) ;
  • Le RIB ou RIP au nom de votre société si vous êtes en SELARL ou en société civile professionnelle (SCP) ;
  • Votre carte Vitale et votre attestation Vitale.

 

À la suite de cette étape, votre caisse d'Assurance Maladie procède à votre inscription au Fichier national des professions de santé (FNPS) et vous délivre des feuilles de soins pré-identifiées, ainsi qu'un cachet. Le déclenchement des opérations d'attribution de la carte CPS va également être activé.



Attention : vos feuilles de soins et votre carte CPS ne pourront vous être délivrées que lorsque vous aurez fait enregistrer votre certificat de capacité auprès de la DTARS.

Enfin, votre caisse d'Assurance Maladie vous informe de votre affiliation au régime d'assurance maladie des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC).

 

 

L'affiliation au régime d'assurance maladie des PAMC

 

Vous et vos ayants droit relevez du régime des PAMC.
L'affiliation se fait auprès de la caisse d'Assurance Maladie de votre lieu d'exercice.
Le règlement de vos cotisations s'effectue auprès de l'URSSAF.
En plus du remboursement de vos soins et des prestations maternité, invalidité ou décès, vous bénéficiez également d'une assurance vieillesse-invalidité-décès, ainsi que d'une assurance complémentaire vieillesse.
Pour en savoir plus, consultez l'article « Vous êtes praticien ou auxiliaire médical » disponible dans l'espace « Assurés » (voir ci-dessous).

 

 

L'assurance volontaire contre le risque AT/MP

 

Si vous exercez en tant que libéral, vous pouvez souscrire une assurance volontaire contre le risque d'accident du travail et de maladie professionnelle (AT/MP), ainsi que votre conjoint collaborateur.
Elle permet notamment de bénéficier :

 

  • du remboursement à 100 %, sur la base des tarifs conventionnels, des frais de santé liés à un accident de travail/de trajet ou à une maladie professionnelle ;
  • du versement d'une indemnité en capital ou d'une rente en cas d'incapacité permanente (IPP) liée à un accident de travail/de trajet ou une maladie professionnelle.

 

La cotisation est à payer auprès de l'URSSAF.

 

L'immatriculation à l'URSSAF

 

Contactez le service des travailleurs indépendants de l'URSSAF de votre lieu d'exercice dès le début de votre activité professionnelle. C'est cet organisme qui assure le recouvrement de vos cotisations sociales.

 

 

L'inscription à la CARPIMKO

 

Inscrivez-vous auprès de la Caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures-podologues (CARPIMKO).
Adressez-lui, pour cela, un courrier mentionnant votre début d'activité libérale, ainsi que la copie de votre certificat de capacité.

 

 

 

Vous remplacez un confrère

 

Vos démarches

 

Pour remplacer un auxiliaire médical titulaire, vous devez être titulaire d'un certificat de capacité dans la même spécialité.

 

 

Vos démarches

 

Faites enregistrer votre certificat de capacité à la délégation territoriale de l'agence régionale de santé (DTARS) de votre lieu de résidence. Vous devez pour cela présenter les documents suivants :

 

  • L’original de votre certificat de capacité ;
  • Votre pièce d'identité ;
  • Le formulaire d'enregistrement « Enregistrement des auxiliaires médicaux au répertoire ADELI » (Cerfa n°10906) que la DTARS vous remettra ou que vous pouvez télécharger sur le site du ministère de la Santé > rubrique Formulaires.

 

Une fois cette démarche accomplie, rédigez et signez un contrat en 3 exemplaires avec le praticien que vous remplacez, si le remplacement dépasse une durée de 24 heures, ou s'il est d'une durée inférieure mais répétée dans le temps. Ce contrat précise notamment la durée du remplacement, ses modalités, ainsi que les modalités de paiement de la rétrocession d'honoraires.

Vous devez ensuite faire une déclaration obligatoire à l'URSSAF dans les huit jours suivant le début de votre premier remplacement. C'est cet organisme qui assure le recouvrement de vos cotisations.

Adressez-vous ensuite à votre caisse d'Assurance Maladie pour faire enregistrer le remplacement et vous affilier. Elle vous informera de vos conditions d'exercice professionnel dans votre nouveau rôle de remplaçant.

N'oubliez pas de vous affilier à la Caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes (CARPIMKO).

 

 

 

Vos conditions d'exercice

 

Vous utilisez les feuilles de soins du praticien que vous remplacez. Signez-les, barrez le nom du titulaire en rajoutant le vôtre. N'oubliez pas de préciser votre qualité de remplaçant sur la feuille de soins.

Vos actes et honoraires sont comptabilisés au nom du professionnel que vous remplacez.
Le tarif de remboursement de vos patients est fonction de son choix conventionnel.

 

Pour plus de renseignements, contactez votre caisse d'Assurance Maladie.

 

 

Votre protection sociale

 

Vous et vos ayants droit relevez du régime d'assurance maladie des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (régime des PAMC).

Pour demander votre affiliation, rendez-vous à l'accueil de la caisse d'Assurance Maladie de votre lieu de résidence pour faire enregistrer votre remplacement.
Vous devez vous munir des pièces suivantes :

 

  • Votre fiche ADELI délivrée par la délégation territoriale de l'agence régionale de santé (DTARS) portant la mention « remplaçant » ;
  • Tout document faisant état des dates de remplacement (votre caisse d'Assurance Maladie peut vous fournir un document type).

 

 

Attention : votre affiliation ne sera effective qu'au bout de 30 jours de remplacement (consécutifs ou non). Pensez à mettre à jour votre carte Vitale lorsque votre caisse d'Assurance Maladie vous le demandera.

 

 

 

Vous vous faites remplacer

 

 

 

Conditions du remplacement

 

Le praticien qui vous remplace doit être titulaire d'un certificat de capacité dans la même discipline que la vôtre.

 

 

Vos démarches

 

Vous devez avant tout vérifier que votre remplaçant réunit toutes les conditions nécessaires à son exercice dans le cadre de la convention nationale.
Remplissez et signez avec lui un contrat prévoyant toutes les modalités pratiques du remplacement.

 

Informez ensuite le Service des relations avec les professionnels de santé de votre caisse d'Assurance Maladie.

 

 

Ce qu'il faut savoir

 

Vous devez cesser toute activité libérale pendant la durée du remplacement. Attention, il ne vous est pas possible, par exemple, d'exercer dans le cadre d'un cabinet secondaire.

 

Informez votre confrère remplaçant de vos tarifs de remboursement aux assurés sociaux et de votre conventionnement.

 

Votre remplaçant devra utiliser vos documents (feuilles de soins, ordonnances, etc.) en indiquant sa situation de remplaçant.
Les actes et honoraires encaissés seront libellés à votre nom et vous effectuerez une rétrocession d'honoraires en sa faveur.

 

Pour plus d'informations, reportez-vous à la convention nationale de votre profession.

 

 

 

SOURCES :  metiers.santesolidarites.gouv.fr et ameli.fr