PREPARATEUR EN PHARMACIE


 


PREPARATEUR EN PHARMACIE


 


Le préparateur en pharmacie délivre des médicaments. Il veille à la compréhension des ordonnances et à l'absence d'interactions médicamenteuses. Il a un rôle d'écoute et de conseil.


Il n'est ni pharmacien ni médecin. Et pourtant, il connaît les médicaments et leur usage sur le bout des doigts ! C'est le préparateur en pharmacie, chargé de la gestion des stocks et de la vente.


 


Nature du travail


Adjoint du pharmacien


C'est le seul autorisé à seconder le pharmacien titulaire de l'officine. Devant une ordonnance, le préparateur en pharmacie traduit les doses prescrites en nombre de boîtes ou de flacons. Il est à même de vérifier que l'association de plusieurs médicaments n'est pas dangereuse, qu'il n'y a pas d'erreur de dosage ou qu'un traitement délivré à un jeune enfant correspond bien à son âge. Au comptoir, il précise au client les conditions dans lesquelles le traitement doit être suivi. Pour tout produit dangereux délivré, il enregistre le nom du médecin et celui du patient.


Gestionnaire des stocks


Une partie importante de son travail consiste à s'occuper des stocks. Concrètement, il élimine les produits périmés, vérifie les livraisons, range et classe avec précision tous les produits reçus. Lorsqu'un médicament n'est plus disponible, il appelle les fournisseurs afin de passer commande. À lui aussi de saisir les feuilles d'assurance maladie et de faire le lien avec la Sécurité sociale et les mutuelles.


Peu de préparations


Paradoxalement, et contrairement à ce que laisse entendre son nom, préparer des pommades, des solutions ou des gélules et faire des analyses (albumine, glucose) ne constitue pas l'essentiel de son activité...


 


Compétences requises


La pharmacopée en tête


Un préparateur doit posséder une connaissance approfondie des médicaments et faire preuve d'une extrême vigilance lorsqu'il les prépare ou les délivre. Il doit être très rigoureux, méthodique pour le rangement des produits, qu'il s'agisse de médicaments ou de parapharmacie. Il connaît les médicaments et leur usage sur le bout des doigts.


Les conseils aux clients


Le contact avec le public prend de plus en plus d'importance en officine. Les clients attendent, en effet, une écoute, un accueil bienveillant et, souvent, des conseils pratiques sur leur traitement. Sans se substituer au médecin ou au pharmacien, le préparateur doit savoir répondre aux inquiétudes, expliquer et rassurer. D'où une dimension relationnelle indéniable.


 


Lieux d’exercice et statuts


Des journées denses


Du matin au soir, le préparateur en pharmacie sert une clientèle diversifiée. Il travaille debout toute la journée, ce qui requiert de l'endurance. D'autant que, certains jours, les clients se succèdent à un rythme soutenu. Les horaires sont généralement réguliers. Néanmoins, ce professionnel peut effectuer des gardes le soir, la nuit, le dimanche et les jours fériés, par roulement.


Une responsabilité engagée


Une erreur de dosage sur une ordonnance ou des matières premières défectueuses dans la fabrication de médicaments peuvent avoir des conséquences graves. Si le préparateur exerce sous la responsabilité d'un pharmacien, en cas de problème sa responsabilité aussi sera engagée : il doit donc faire preuve d'une grande concentration dans son travail.


 


Salaire


Salaire du débutant


Le Smic en officine. S'y ajoutent des primes d'ancienneté. Dans certaines régions, touchées par une pénurie de préparateurs en pharmacie, les salaires sont à la hausse.


 


Intégrer le marché du travail


L'officine, premier employeur


Environ 63 000 préparateurs exercent en France. Le métier est largement féminisé, avec 90 % de femmes. La très grande majorité des emplois (90 %) se trouve dans les pharmacies. 3 000 préparateurs exercent en hôpital (délivrance des médicaments aux services, achats...). Certains rejoignent l'industrie où ils assurent le contrôle des matières premières et l'encadrement des équipes de fabrication.


Des inégalités régionales


La profession connaît une situation de l'emploi variable selon les régions. Alors qu'ils sont trop nombreux en région Languedoc-Roussillon, on observe une pénurie de préparateurs dans les grandes villes (Paris, Lyon, Marseille...). Les professionnels doivent parfois accepter d'être mobiles pour saisir les opportunités.


Des spécialisations possibles


Le préparateur en pharmacie peut se spécialiser en cosmétologie, phytologie, homéopathie ou orthopédie. Évolution possible vers le métier de préparateur en pharmacie hospitalière. Ce dernier ne délivre pas les médicaments aux patients mais au personnel hospitalier.


 

SI vous souhaitez devenir préparateur en pharmacie, vous devrez tout d’abord obtenir un Bac scientifique :
• Bac S, 
• Bac STL,
• Bac SMS,
• Bac pro ASSP, 
Il vous faudra ensuite passer le Brevet Professionnel de Préparateur en Pharmacie. Ce diplôme peut être obtenu à l’issue d’une formation en alternance de deux ans.
Pour travailler dans un centre hospitalier, vous devrez également être titulaire d’un DEPPH (Diplôme d’État de Préparateur en Pharmacie Hospitalière). L’obtention de ce diplôme, qui peut être également préparé en alternance, demande un an de formation. Cet enseignement est dispensé par les CHU de Bordeaux, Lille, Tours, les Hôpitaux de Paris et de Marseille, les CHR de Metz Thionville et de Basse-terre, et les Hospices Civils de Lyon.


 


 


SOURCES :  metiers.santesolidarites.gouv.fr et ameli.fr